LA PORCELAINE

L’Histoire

 

 La réalisation d’objet en céramique est un savoir-faire ancien, né bien avant l’ère chrétienne, c’est vers le IXe après J-C que les premières porcelaines dures sont mises au point en Chine, cette production se développe et s’exporte en Europe. Les européens n’arriveront à en percer les secrets qu’en 1710 grâce au travail du chimiste Allemand Böttger : il découvre le Kaolin, composant essentiel de cette porcelaine. En 1768 des gisements sont découverts en France notamment celui de Saint Yrieix la Perche, Limoges parvient à produire sa première porcelaine dure en 1771. La porcelaine devient une industrie à part entière pour Limoges et sa région, de nombreuses manufactures voient le jour. Aujourd’hui une jeune génération s’emploie à moderniser cet art.

La technique

 

La porcelaine se distingue des autres céramiques par sa finesse, sa blancheur et sa translucidité, elle est obtenue par la cuisson entre 1200 et 1400°C d’une pâte composée d’un mélange de quartz, de feldspath et de kaolin. Pour façonner la pièce en porcelaine l’artisan utilise généralement un moule (souvent en plâtre) dans lequel il coule la barbotine (pâte de porcelaine liquide), une fois sèche la pièce est retravaillée à la main puis passe une première fois en cuisson à environ 900°C pour être dégourdie (solidifiée), devenue poreuse elle peut être émaillée par trempage dans un bain liquide ou par pulvérisation, c’est cette action qui donnera son aspect brillant à la pièce. La pièce est alors cuite une deuxième fois entre 1200 et 1400°C, c’est la cuisson « grand feu ».

Ce sont donc les grandes étapes traditionnelles de la réalisation de l’objet en porcelaine, mais chaque créateur adapte la technique à ses créations et voici des variantes :

-façonnage à la main : l’artisan utilise une pâte beaucoup plus épaisse qui lui permet de façonner son objet entièrement à la main.

-biscuit de porcelaine : une fois façonnée la pièce subit directement une cuisson « grand feu » et n’est pas émaillée elle garde donc son aspect mat.

-engobe : il s’agit d’un revêtement mince à base d’argile délayée colorée, il s’applique sur la pièce juste façonnée et non sèche afin de la colorer.

-teinture dans la masse : la pâte elle-même est colorée par l’ajout d’oxydes colorants avant d’être coulée ou façonnée à la main.

IGP « Porcelaine de Limoges » : ce label existe depuis 2 ans et demi, il garantit un procédé de fabrication (type de pâte utilisé, façonnage, émaillage, cuisson, décor, estampillage) de la pièce en porcelaine répondant à un cahier des charges précis.

Les créateurs porcelainiers limougeauds font le choix ou non de demander cet IGP. Parmi les créateurs du Bocal L’Atelier du Blanc a obtenu le label le 1er juillet 2019. Passage Secret et Tambour Bazar ont quant à eux choisi de ne pas faire la demande de cet IGP, pour des raisons techniques et/ou par choix artistique.